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Analyse · Août 2026

Marché immobilier en août 2026 : l'offre s'installe, les prix tiennent

Août confirme ce que juillet annonçait. Les inscriptions en vigueur progressent dans les quatre régions — jusqu'à 25 % en Montérégie — pendant que les ventes ralentissent à Montréal et en Montérégie. Les Laurentides s'appuient sur une unifamiliale stable et l'Estrie poursuit sa progression. Les prix médians, eux, demeurent stables ou en hausse dans la plupart des segments.

Vincent Chaput
Courtier immobilier et vice-président principal des ventes

Publié le 7 septembre 2026 · Mis à jour le 7 septembre 2026

Le marché en un coup d'œil

Le signal commun de juillet se répète en août : le choix continue de s'élargir. Les inscriptions en vigueur augmentent de 14 % en Estrie, de 17 % dans les Laurentides, de 25 % en Montérégie et de 15 % à Montréal par rapport à août 2025.

Deuxième mois consécutif où cette offre accrue ne fait pas reculer les prix médians de façon générale. L'ajustement passe encore par le nombre de transactions — en baisse de 11 % à Montréal et de 14 % en Montérégie — et par des délais qui s'allongent dans certains segments, la copropriété en tête. Pour un vendeur, le positionnement initial demeure la décision la plus importante. Pour un acheteur, le temps et les options s'accumulent, sauf dans les secteurs les plus recherchés.

Indicateurs d'août 2026 par région
RégionVentes totalesInscriptions en vigueurUnifamilialeCopropriétéPlex
Estrie462 (+14 %)2 609 (+14 %)485 363 $ (+9 %)339 950 $ (+6 %)505 000 $ (+5 %)
Laurentides729 (−6 %)5 193 (+17 %)575 000 $ (+9 %)409 500 $ (+6 %)761 000 $ (+27 %)
Montérégie1 196 (−14 %)7 136 (+25 %)593 000 $ (+3 %)390 000 $ (+1 %)695 500 $ (−2 %)
Montréal1 047 (−11 %)10 555 (+15 %)820 000 $ (+2 %)475 000 $ (0 %)870 000 $ (−1 %)

Les pourcentages indiquent la variation par rapport à août 2025. Les prix sont des prix médians.

Estrie : la progression se poursuit

Pour un deuxième mois consécutif, l'Estrie fait bande à part. La région enregistre 462 ventes résidentielles en août, une hausse de 14 % sur un an, et un volume de ventes de 280 M$, en progression de 25 %. Les nouvelles inscriptions augmentent de 18 %, signe que des vendeurs choisissent ce marché encore actif pour se mettre en marché.

L'unifamiliale porte le mouvement avec 365 ventes (+19 %) et un prix médian de 485 363 $ (+9 %). Le délai moyen reste stable à 56 jours. Dans la gamme la plus élevée du rapport, soit 720 000 $ et plus, 82 maisons ont été vendues, une progression de 14 %.

La copropriété suit la même direction : 54 ventes (+20 %) et un prix médian de 339 950 $ (+6 %). Seuls les plex reculent, avec 39 transactions (−11 %) sur un volume qui reste faible.

Notre lecture

L'Estrie demeure la région où la demande répond le mieux à l'offre, y compris dans la gamme supérieure. Une mise en marché ambitieuse y reste défendable, à condition de s'appuyer sur les comparables de la municipalité et sur le caractère réel de la propriété.

Laurentides : l'unifamiliale tient, le reste ralentit

Les Laurentides comptent 729 ventes en août, un recul de 6 %, pendant que les inscriptions en vigueur progressent de 17 %. Le volume de ventes atteint pourtant 460 M$, en hausse de 4 % : les transactions qui se concluent se font à des valeurs plus élevées.

Les ventes d'unifamiliales sont stables sur un an, avec un prix médian de 575 000 $ en hausse de 9 %. À l'inverse, les ventes de copropriétés diminuent de 19 % et leur délai moyen s'allonge à 76 jours, vingt jours de plus qu'en août 2025. Les plex affichent un prix médian de 761 000 $ (+27 %), une variation à interpréter avec prudence vu les 47 transactions du mois.

Dans la plus haute gamme unifamiliale du rapport, soit 860 000 $ et plus, 91 ventes sont enregistrées, une hausse de 7 %. La demande pour des maisons de qualité ne se dément pas, même dans un marché qui respire davantage.

Notre lecture

Le marché laurentien continue de se jouer secteur par secteur. L'accès à l'eau ou à la montagne, la qualité du terrain et le niveau de finition font la différence entre une propriété qui se vend en quelques semaines et une inscription qui traverse l'automne. La médiane régionale, en hausse, ne dit rien de ces écarts.

Montérégie : l'offre bondit de 25 %

La Montérégie affiche 1 196 ventes résidentielles en août, une baisse de 14 %, et 7 136 inscriptions en vigueur, une hausse de 25 % — la progression de l'offre la plus marquée des quatre régions, pour un deuxième mois de suite.

Les prix médians tiennent malgré tout : 593 000 $ pour l'unifamiliale (+3 %), 390 000 $ pour la copropriété (+1 %), 695 500 $ pour les plex (−2 %). C'est du côté de la copropriété que le changement est le plus net : les ventes reculent de 26 % pendant que l'offre augmente de 41 %. L'unifamiliale résiste mieux, avec 821 ventes (−9 %) et un délai moyen de 44 jours, encore court.

Dans la gamme unifamiliale de 880 000 $ et plus, 116 ventes sont conclues, un recul de 16 %. Fait à noter : le délai moyen y diminue de 15 jours. Les propriétés haut de gamme qui trouvent preneur se vendent plus vite — les autres attendent.

Notre lecture

Avec un quart d'inscriptions de plus qu'il y a un an, la Montérégie est devenue un marché de comparaison. Le prix d'appel et la présentation initiale décident de la suite : une propriété bien positionnée se démarque rapidement, une propriété surévaluée s'ajoute simplement à l'inventaire.

Montréal : la copropriété impose son rythme

Montréal enregistre 1 047 ventes en août, une diminution de 11 %, tandis que les inscriptions en vigueur atteignent 10 555, en hausse de 15 %. Les prix médians restent pratiquement inchangés : 820 000 $ pour l'unifamiliale (+2 %), 475 000 $ pour la copropriété (0 %) et 870 000 $ pour les plex (−1 %).

La copropriété concentre encore l'essentiel de l'ajustement. Les ventes reculent de 12 %, l'offre augmente de 16 % et le délai moyen grimpe à 72 jours, dix-sept jours de plus qu'en août 2025. Les acheteurs comparent les frais, la gestion, les travaux à venir — et ils ont maintenant le temps de le faire.

L'unifamiliale demeure rare sur l'île : 306 ventes (−13 %) et un délai moyen de 57 jours. Dans la gamme de 1 230 000 $ et plus, 89 ventes sont conclues, en hausse de 6 %, mais avec un délai moyen de 100 jours, vingt-huit de plus qu'un an auparavant. Le haut de gamme montréalais se vend, mais il se négocie plus longuement.

Notre lecture

À Montréal, deux marchés cohabitent : une copropriété abondante où l'acheteur mène la comparaison, et une unifamiliale rare où les biens distinctifs conservent leur pouvoir. Dans le haut de gamme, l'allongement des délais rappelle qu'un prix juste dès le départ vaut mieux qu'une correction après trois mois.

Ce qu'août 2026 signifie pour les vendeurs

  • Deuxième mois consécutif d'offre en forte hausse : les acheteurs comparent, et la comparaison est immédiate.
  • Les délais s'allongent surtout en copropriété; un positionnement juste dès la mise en marché évite l'usure de l'inscription.
  • Dans le haut de gamme, les propriétés qui se vendent le font parfois plus vite qu'avant — la préparation et la diffusion font le tri.
  • La médiane régionale, stable ou en hausse, ne garantit rien pour une propriété donnée : les comparables du secteur restent la référence.

Ce qu'août 2026 signifie pour les acheteurs

  • Le choix continue de s'élargir dans les quatre régions, particulièrement en Montérégie.
  • La copropriété offre le plus de latitude : délais en hausse à Montréal, dans les Laurentides et en Montérégie.
  • L'Estrie et les secteurs recherchés des Laurentides peuvent encore générer de la concurrence sur les bonnes propriétés.
  • Plus de temps ne dispense pas de rigueur : bâtiment, copropriété, terrain et contexte municipal se vérifient avant d'acheter.

Un marché du prestige à deux vitesses

Dans la plus haute gamme unifamiliale définie par chaque rapport, les ventes progressent en Estrie (+14 %), dans les Laurentides (+7 %) et à Montréal (+6 %), mais reculent en Montérégie (−16 %). Les seuils diffèrent d'une région à l'autre; ces variations ne se comparent donc pas directement entre elles.

Le contraste des délais est plus parlant : 100 jours en moyenne à Montréal pour la gamme supérieure, contre 56 en Montérégie où ce délai a fondu de quinze jours. Le marché du prestige n'obéit à aucune moyenne : chaque propriété d'exception rencontre son propre bassin d'acheteurs, à son propre rythme. C'est de la propriété elle-même — puis de son secteur — que doit partir toute stratégie.

Nos propriétés dans ces régions

Du terrain riverain au penthouse du Vieux-Montréal, chaque propriété que nous représentons dispose de son propre site dédié.

Méthodologie et source

Cette analyse repose sur une sélection d'indicateurs d'août 2026 produits par l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec à partir du système Centris. Les variations sont calculées par rapport à août 2025, sauf indication contraire.

Le prix médian sépare les transactions en deux groupes égaux; il ne représente pas la valeur d'une propriété particulière. Les résultats doivent être interprétés avec prudence lorsque le nombre de transactions est faible. Les chiffres présentés ont été arrondis conformément aux rapports sources.

Source des données : APCIQ, système Centris. Analyse et interprétation : Équipe Vincent Chaput.

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