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Analyse · Septembre 2026
Marché immobilier en septembre 2026 : l'offre atteint un sommet, les prix résistent
Troisième mois de suite où l'offre progresse dans les quatre régions — de 15 % à Montréal et en Estrie jusqu'à 28 % en Montérégie. Les ventes reculent partout, modérément, et le volume en dollars suit, sauf dans les Laurentides. Les prix médians de l'unifamiliale sont stables; la copropriété et les plex s'ajustent différemment selon la région.
Vincent ChaputCourtier immobilier et vice-président principal des ventes
Publié le 2 octobre 2026 · Mis à jour le 2 octobre 2026
Le marché en un coup d'œil
Le mouvement amorcé en juillet s'amplifie en septembre. Les inscriptions en vigueur progressent de 15 % en Estrie, de 20 % dans les Laurentides, de 28 % en Montérégie et de 15 % à Montréal par rapport à septembre 2025. Les ventes, elles, reculent dans les quatre régions : de 1 % en Estrie à 14 % à Montréal.
Les prix médians de l'unifamiliale ne bougent pratiquement pas — entre −1 % et +1 % partout. L'ajustement se voit ailleurs : dans le nombre de transactions, dans les délais de la copropriété, et dans les prix médians des plex, qui divergent fortement d'une région à l'autre. Pour un vendeur, septembre confirme qu'une inscription n'est plus seule sur son marché. Pour un acheteur, c'est le mois où l'on compare le plus de propriétés depuis des années.
| Région | Ventes totales | Inscriptions en vigueur | Unifamiliale | Copropriété | Plex |
|---|---|---|---|---|---|
| Estrie | 489 (−1 %) | 2 720 (+15 %) | 485 000 $ (+1 %) | 351 500 $ (−2 %) | 488 000 $ (−6 %) |
| Laurentides | 764 (−7 %) | 5 620 (+20 %) | 555 500 $ (0 %) | 385 000 $ (+1 %) | 576 000 $ (−11 %) |
| Montérégie | 1 335 (−6 %) | 7 662 (+28 %) | 585 000 $ (0 %) | 395 500 $ (0 %) | 684 500 $ (+9 %) |
| Montréal | 1 104 (−14 %) | 11 196 (+15 %) | 779 000 $ (−4 %) | 476 500 $ (−1 %) | 930 000 $ (+5 %) |
Les pourcentages indiquent la variation par rapport à septembre 2025. Les prix sont des prix médians.
Estrie : l'unifamiliale progresse encore, la copropriété décroche
L'Estrie enregistre 489 ventes résidentielles en septembre, un recul de 1 %, et un volume de ventes de 270 M$, en baisse de 2 %. Après deux mois de progression, c'est un premier plafonnement — mais le détail est plus nuancé que le total.
L'unifamiliale continue d'avancer : 399 ventes (+8 %), prix médian de 485 000 $ (+1 %), délai moyen stable à 51 jours. Dans la gamme de 720 000 $ et plus, 77 maisons se sont vendues, une hausse de 7 %, avec un délai moyen de 72 jours. Les secteurs de Sherbrooke et de Coaticook affichent des ratios de surchauffe de 76 % — un marché qui favorise encore le vendeur.
La copropriété, elle, décroche : 37 ventes (−35 %), prix médian de 351 500 $ (−2 %), et un délai moyen de 86 jours, vingt-quatre de plus qu'il y a un an. Les plex suivent la même direction avec 50 ventes (−21 %) et un prix médian de 488 000 $ (−6 %).
En Estrie, le marché de la maison se porte bien et celui de la copropriété se cherche. Pour un vendeur d'unifamiliale, les conditions restent favorables, en particulier dans Sherbrooke et Memphrémagog. Pour un vendeur de copropriété, le prix d'appel doit tenir compte d'un délai qui a presque doublé.
Laurentides : seul volume en hausse, mais une copropriété qui recule
Les Laurentides comptent 764 ventes en septembre, un recul de 7 %, pendant que les inscriptions en vigueur grimpent de 20 %. Le volume de ventes atteint 454 M$, en hausse de 6 % — la seule progression des quatre régions. Les transactions sont moins nombreuses mais plus importantes.
L'unifamiliale reste stable : 580 ventes (−1 %), prix médian de 555 500 $ (0 %), délai moyen de 51 jours. La gamme de 830 000 $ et plus compte 102 ventes (−4 %), avec un délai moyen de 63 jours, quinze de moins qu'en septembre 2025. Thérèse-De Blainville affiche la médiane la plus élevée de la région, à 730 000 $.
La copropriété se replie nettement : 122 ventes (−21 %) et un délai moyen de 88 jours, trente-huit de plus qu'il y a un an. Les plex affichent un prix médian de 576 000 $ (−11 %) sur 61 transactions, un recul de 22 %.
Les Laurentides illustrent le partage du marché actuel. La maison de qualité, avec terrain, accès à l'eau ou à la montagne, se vend à bon prix et plus vite qu'avant dans le haut de gamme. La copropriété, surtout dans les secteurs de villégiature, demande aujourd'hui trois mois de patience et un prix réaliste dès le départ.
Montérégie : 28 % d'offre en plus, et des prix qui tiennent
La Montérégie affiche 1 335 ventes résidentielles en septembre, une baisse de 6 %, et 7 662 inscriptions en vigueur, une hausse de 28 % — pour un troisième mois consécutif, la progression de l'offre la plus forte des quatre régions. Le volume de ventes recule de 4 %, à 800 M$.
Les prix médians sont stables : 585 000 $ pour l'unifamiliale (0 %), 395 500 $ pour la copropriété (0 %), et 684 500 $ pour les plex, en hausse de 9 % sur 114 ventes (+10 %), le seul segment en croissance. L'unifamiliale compte 911 ventes (−5 %) et un délai moyen de 42 jours, encore le plus court des quatre régions. Dans la gamme de 870 000 $ et plus, 120 ventes sont conclues (−8 %) avec un délai de 60 jours, sept de moins qu'il y a un an.
La copropriété s'ajuste par les délais : 306 ventes (−11 %), 2 138 inscriptions en vigueur (+42 %) et un délai moyen de 57 jours, douze de plus qu'en septembre 2025. Longueuil, La Vallée-du-Richelieu et Les Maskoutains affichent des ratios de surchauffe de 68 % pour l'unifamiliale; Acton atteint 81 %.
Avec plus du quart d'inscriptions supplémentaires, la Montérégie est le marché où l'acheteur compare le plus. Pourtant, les maisons bien positionnées s'y vendent toujours en six semaines. La différence entre une vente en 42 jours et une inscription qui traverse l'automne se décide avant la mise en marché : prix, préparation, présentation.
Montréal : le recul des ventes le plus marqué
Montréal enregistre 1 104 ventes en septembre, une diminution de 14 %, la plus forte des quatre régions. Les inscriptions en vigueur atteignent 11 196, en hausse de 15 %, et le volume de ventes recule de 14 %, à 851 M$. Les prix médians divergent : 779 000 $ pour l'unifamiliale (−4 %), 476 500 $ pour la copropriété (−1 %), 930 000 $ pour les plex (+5 %).
L'unifamiliale accuse le coup : 310 ventes (−20 %), un délai moyen de 55 jours. Dans la gamme de 1 170 000 $ et plus, 75 ventes sont conclues (−17 %), mais avec un délai moyen de 57 jours, vingt-cinq de moins qu'en septembre 2025. Les propriétés de prestige qui trouvent preneur le font plus rapidement; les autres sont retirées ou ajustées.
La copropriété compte 586 ventes (−9 %) et 7 043 inscriptions (+13 %); son délai moyen atteint 73 jours, dix-neuf de plus qu'il y a un an. Dans la gamme de 710 000 $ et plus, les ventes progressent toutefois de 6 %, avec 130 transactions. Les plex, 208 ventes (−18 %), voient leur médiane monter à 930 000 $.
À Montréal, la copropriété abondante dicte le rythme général, mais le segment supérieur des condos et les maisons distinctives se comportent autrement. Dans le haut de gamme, le raccourcissement des délais est le signal du mois : les acheteurs sont là, ils choisissent vite, et ils ne reviennent pas sur une propriété qu'ils ont écartée pour son prix.
Ce que septembre 2026 signifie pour les vendeurs
- Troisième mois consécutif d'offre en hausse marquée : votre propriété est comparée à plus d'inscriptions que jamais depuis des années.
- L'unifamiliale bien positionnée se vend toujours en 42 à 55 jours selon la région; la copropriété demande maintenant de 57 à 88 jours.
- Dans le haut de gamme, les délais se raccourcissent dans trois régions sur quatre : les acheteurs décident vite quand le prix est juste.
- Les médianes régionales stables ne décrivent pas votre secteur : les ratios de surchauffe varient de 48 % à 81 % d'une MRC à l'autre.
Ce que septembre 2026 signifie pour les acheteurs
- Le choix n'a jamais été aussi large depuis trois ans, surtout en Montérégie et dans les Laurentides.
- La copropriété offre la plus grande marge de négociation : délais en forte hausse dans les quatre régions.
- Les secteurs les plus recherchés — Sherbrooke, Acton, Thérèse-De Blainville — conservent un avantage au vendeur.
- Un marché plus calme ne dispense pas de vérifier : état du bâtiment, finances de la copropriété, zonage et contexte municipal.
Un marché du prestige qui accélère
Dans la plus haute gamme unifamiliale définie par chaque rapport, les ventes progressent en Estrie (+7 %) et reculent dans les Laurentides (−4 %), en Montérégie (−8 %) et à Montréal (−17 %). Les seuils diffèrent d'une région à l'autre; ces variations ne se comparent donc pas directement entre elles.
Le signal commun est ailleurs : les délais du haut de gamme diminuent dans trois régions — de 25 jours à Montréal, de 15 dans les Laurentides, de 7 en Montérégie. Dans un marché où l'offre générale augmente, les propriétés d'exception correctement positionnées se vendent plus vite qu'il y a un an. C'est la preuve que la rareté réelle d'une propriété — son terrain, son emplacement, sa qualité — compte davantage que la médiane de sa région.
Nos propriétés dans ces régions
Du terrain riverain au penthouse du Vieux-Montréal, chaque propriété que nous représentons dispose de son propre site dédié.
Méthodologie et source
Cette analyse repose sur une sélection d'indicateurs de septembre 2026 produits par l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec à partir du système Centris. Les variations sont calculées par rapport à septembre 2025, sauf indication contraire.
Le prix médian sépare les transactions en deux groupes égaux; il ne représente pas la valeur d'une propriété particulière. Les résultats doivent être interprétés avec prudence lorsque le nombre de transactions est faible. Les chiffres présentés ont été arrondis conformément aux rapports sources.
Source des données : APCIQ, système Centris. Analyse et interprétation : Équipe Vincent Chaput.